Savez-vous ça fait combien de temps que le blogue est prêt? Des mois. Sincèrement, le projet en soi a débuté il y a de ça au moins un an, si ce n’est pas deux. C’est énormément de temps. Du temps perdu à repousser la mise en ligne du blogue. En fait, je dirai que ma vie était on hold pendant à peu près deux ans.

Avant de démarrer un nouveau projet, je suis le type de personne qui a besoin d’être à 100% certaine d’avoir fait le bon choix et d’avoir la plus haute probabilité de réussite. Perfectionniste? Un peu trop à mon goût. Ça en est malsain de reporter par crainte d’échouer. Comme Seth Godin l’a si bien dit « The cost of being wrong is less than the cost of doing nothing », comme quoi il vaut mieux essayer et échouer, que de ne rien faire. À être trop perfectionniste, on fini par ne rien débuter. Et comme j’en ai parlé dans mon premier article, avoir peur ne nous mène nulle part.

Par contre, pendant les deux dernières années, j’ai ressenti le besoin de me trouver. De recentrer ma vie autour de mes priorités et sur ce qui me rendait vraiment heureuse. Mais… Qu’est-ce qui me rend heureuse? Je ne sais pas si c’est l’arrivée de la trentaine qui m’a portée à réfléchir, mais j’avais besoin de savoir qui j’étais vraiment, ce qui m’apportait du plaisir dans la vie et le chemin que je devais suivre pour le reste de celle-ci. Pas mal philosophique comme article aujourd’hui, n’est-ce pas? Sérieusement, la majorité d’entre nous ne savons pas exactement ce que nous aimons ni qui réellement nous sommes. On l’apprend avec le temps et parfois, je dis bien parfois, on s’oublie dans son quotidien. J’étais tellement workaholic, vous n’avez pas idée à quel point. Ma vie était centralisée autour du travail. Je n’étais pas nécessairement la plus successful de mon coin, ni la plus riche, mais j’ai eu un bon début de carrière. Je ne m’en plains pas. Sauf qu’un jour, je me suis tannée de toujours travailler. En fait, je pense que la maladie m’a fait voir la vie autrement. Rassurez-vous, je n’ai pas été malade, mais des événements ont fait que je vois la vie différemment. J’ai donc vécu deux années sans trop travailler, assez pour bien vivre et me payer un peu de luxe, mais pas à temps plein. J’ai vécu ce que j’appelle « la vie de bohème ». J’ai eu des clients qui me permettaient de travailler à distance, de n’importe où dans le monde. J’ai pris le temps de décrocher, d’apprendre à me connaître de nouveau, de voyager, de visiter ma famille et de passer du temps de qualité avec mes proches. Honnêtement, ça a fait du bien x 1 million. C’est là que j’ai réalisé que le lifestyle et les voyages étaient plus importants pour moi que la technologie. C’est aussi là que j’ai réalisé à quel point j’aimais aider les autres, les conseiller et les accompagner dans la création ou l’optimisation de leur entreprise. Mais j’ai surtout appris à m’écouter et c’est dans cette même période que j’ai perdu 40 lbs sans programme d’entraînement ni régime.

Maintenant, ma vie est beaucoup plus stable. Je ne sais pas exactement comment sera mon futur, mais je sais davantage quel sera mon chemin. C’est un peu à cause de toutes ces raisons que je n’avais pas lancé le blogue. J’avais besoin d’être certaine de mettre de l’avant la « vraie » moi. J’avais aussi besoin de me retrouver. De ressentir l’étincelle à l’intérieur de moi. Parfois, il faut faire deux pas en arrière pour faire un pas vers l’avant.